Bien choisir son outil de reporting RSE

outils RSE SaintFront

Quelles que soient leur taille, le reporting RSE est devenu un passage obligé pour les entreprises. De nombreux outils permettent désormais de mesurer ses impacts environnementaux, sociétaux et de gouvernance. Mais comment choisir? Le cabinet de Saint-Front, spécialisé dans l’accompagnement RSE des entreprises, a publié en juin dernier un comparateur d’outils. Si l’étude présente quelques manques, elle permet d’éclairer le choix des professionnels de la RSE (en accès libre).

"On ne peut pas choisir un outil de reporting RSE sur Google". C’est en partant de ce constat, dressé par Pauline de Saint-Front, que l’idée de benchmarker les offres disponibles sur le marché est née. Pour la directrice de mission RSE au sein du cabinet de Saint-Front, il s’agit avant tout de bien choisir : "une PME n’a pas les mêmes besoins qu’une ETI ou qu’une entreprise du CAC40".

Un choix d’autant plus important qu’il faut entre 1 et 6 mois afin de mettre en place ces outils au sein de l’entreprise.

Une question de taille

Ce comparateur fait clairement émerger une typologie d’applications par entreprise. Concrètement, une multinationale peut trouver avantage à Choisir Enablon, UL, Cority ou Tennaxia. Des outils tels que Izypeo, Olioks, Toovalu, Greenflex ou Shutlle peuvent davantage être utile à des ETI ou des PME.

Pour le cabinet de Saint-Front, la taille des sociétés et le confort des utilisateurs doit prévaloir au moment du choix. Le secteur d’activité ne constitue pas un critère de choix pertinent.

Une méthodologie sérieuse mais perfectible

Le cabinet de Saint-Front joue la transparence au moment de détailler la méthodologie adoptée pour finaliser ce comparateur. Pauline de Saint-Front détaille : "nous avons choisi de mettre en place une double analyse. La première est tirée des réponses à un questionnaire d’une soixantaine de questions. La seconde est tiré d’un test. Nous avons mis au point un scénario complexe que nous avons soumis au différent outils. Nous avons ainsi pu juger comment les différentes solutions s’adaptaient à ce scénario".

Pour autant, le cabinet de Saint-Front refuse d’attribuer de mauvaises appréciations. Les offres sont ainsi classées en 3 catégories : plutôt performantes, performantes ou très performantes. Ainsi, Olioks ne recueille que 58/100, soit la plus mauvaise note de cette étude. Dans les faits, cette outil n’est pas encore achevé par son éditeur et n’est à ce jour pas pleinement opérationnel.

Plus globalement, ces outils permettent aux entreprises de mettre en place un plan d’action. Mais il ne s’agit là que d’un premier pas, insuffisant pour répondre à l’urgence sociale, environnementale et climatique à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés.

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