Record mondial d'émissions de green bonds au 3eme trimestre

GREEN-BONDS

Les émissions d’obligations vertes ont atteint un niveau record au 3eme trimestre. La Chine et le France font figure de leaders sur ce segment. Mais ces émissions de green bonds ne suffiront pas à elle seule à financer la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique.

L’engouement pour les green bonds ne faiblit pas. Au 3eme trimestre, les émissions d’obligations vertes ont atteint un nouveau record au niveau mondial. C’est ce que met en évidence les derniers chiffres de Moody’s, parus la semaine dernière. Selon l’agence de notation, près de 95 milliards de dollars ont été levés par ce biais sur les marchés sur les 9 premiers mois de l’année. Un chiffre en augmentation de 49 % par rapport à 2016.

Au 3ème trimestre, les émissions ont atteint 32,7 milliards de dollars contre 32,2 d’avril à juin de cette année. Autre signe encourageant pour la finance verte, le niveau moyen des transactions (111) est en hausse de 6% par rapport au 2ème trimestre.

La Chine et la France tiennent chacune 18 % de ce marché. Les États-Unis complètent le podium avec 12%.

Insuffisant pour sauver le climat

Pour respecter leurs engagements pris lors de la COP21, les pays signataires de l’Accord de Paris devront en moyenne débourser 5,3 milliards d’euros. Une estimation publiée début novembre par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Les États ainsi que les banques publiques, les agences de développement (ex : AFD) ainsi que des organisations supranationales devront remettre massivement au pot.

L’agence de notation estime que les investisseurs privés n’ont, à eux seuls, pas la capacité de financer la transition écologique nécessaire pour préserver le climat.

En 2016, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) chiffrait le coût de l’adaptation au réchauffement global. Une estimation comprise entre 280 et 500 milliards de dollars par an d’ici 2050.

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