Le coût des catastrophes naturelles a bondi en 2017

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C'est presque un record. Jamais dans l’histoire le coût des catastrophes naturelles n’a été si élevé, sauf en 2011. Pour la seule année 2017, elles ont provoqué plus de dégâts que pour les 5 dernières années cumulées. C’est ce que révèle le baromètre annuel publié la semaine dernière par Munich RE, un réassureur allemand (en accès libre).


C’est un bilan annuel scruté à la loupe. Un bilan publié par le réassureur Munich Re, le numéro deux du secteur.

L’an dernier, les catastrophes naturelles ont provoqué pour 330 milliards de dollars de dégâts. C’est deux fois plus qu’en 2016.

Il faut remonter à 2011 – année record avec un bilan de 354 milliards de dollars - pour trouver trace d’un tel niveau de destruction.

Ouragans et séismes

Au total, ce sont un peu plus de 700 évènements climatiques ou géologiques "extrêmes" qui ont été recensés. La moyenne des dix dernières années est située à 605.

La multiplication des ouragans au cœur de l’été et le violent séisme qui a frappé le Mexique expliquent en grande partie le montant des dégâts.

Les États-Unis ont été particulièrement mis à l’épreuve. Le cyclone Harvey a ravagé le Texas et provoqué des inondations catastrophiques. Idem pour Irma qui a frappé la Floride. Ces deux typhons ont provoqué à eux seuls 117 milliards de dégâts.

Munich Re mentionne aussi les feux de forêts en Californie et l’ouragan Maria qui a touché les Caraïbes comme évènement notables.

L’Europe n’a pas été épargnée. Des températures exceptionnellement basses ont été la cause de 3,6 milliards de pertes pour la seule agriculture. En Asie, la forte Mousson de l’an dernier a provoqué des pertes similaires.

Un monde mal assuré

Pour Torsten Jeworrek, responsable des activités de réassurance mondiale chez Munich Re, l’année qui vient de s’achever constitue un "un avant-goût de ce qui va arriver. Parce que même si les événements individuels ne peuvent être directement liés au changement climatique, nos experts s'attendent à ce que ces conditions météorologiques extrêmes se reproduisent plus souvent à l'avenir".

Dans le même communiqué, Ernst Rauch, responsable climat auprès du secteur public, pointe les lacunes de la couverture assurance mondiale : "de nombreuses parties du monde sont encore mal assurées. Les pertes dues à des catastrophes naturelles dans des pays en développement ne sont presque pas couvertes".

Munich Re appelle à renforcer les coopérations régionales, notamment dans la mise en place de pole d’indemnisation, à l’instar de du fonds d’assurance régional CCRIF. La Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility avait permis le déblocage de 50 millions de dollars pour parer à l’urgence après le passage des cyclones ayant touché les Caraïbes cet été.

Enfin, selon le réassureur, sur ces 330 milliards de dollars, seuls 135 ont été couverts par le secteur des assurances.

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