Climat : AXA durcit sa politique d’exclusion des actifs carbonés

AXA-GROUP

À l’occasion du One Planet Summit, AXA annonce des engagements nettement revus à la hausse en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Elle durcit ses seuils d’exclusions sur le charbon et désinvestit totalement les sables bitumineux. Les Amis de la Terre, qui dénonçaient le manque d’ambition du groupe, affichent aujourd’hui leur satisfaction (en accès libre).

C’est un tournant dans la politique climatique du groupe Axa.

En termes de désinvestissements tout d’abord. Jusqu’à aujourd’hui et depuis 2015, le numéro un mondial de l’assurance cédait ses investissements dans les entreprises qui tiraient plus de 50 % de leurs revenus du charbon.

Le groupe assure que le seuil de 50 % lui a permis de désinvestir 500 millions d’euros de l’industrie du charbon. Mais ce seuil restait cependant encore trop élevé pour Les Amis de la Terre. L'ONG avait dernièrement souligné qu’Axa avait malgré tout investi 848 millions de dollars dans les entreprises développant de nouvelles capacités charbon depuis 2015.

Elle se félicite aujourd'hui du fait que l'assureur soit le premier grand investisseur à utiliser la “Global Coal Exit List” (mise au point par l'ONG avec son partenaire allemand Urgewald) et à exclure de son portefeuille les "plus gros producteurs de charbon ainsi que les plus gros développeurs de nouvelles centrales à charbon".

Axa durcit sa politique d’exclusion sur les points suivants :

Selon le Groupe, ces nouvelles mesures équivalent à un quintuplement de ses désinvestissements dans le charbon, soit un montant de 2,4 milliards d’euros.

Autre annonce majeure pour l’assureur : son désinvestissement total de l’industrie des sables bitumineux et des pipelines associés, pour un montant de 700 millions d’euros.

Cette politique de désinvestissement s’accompagne en toute logique d’un accroissement des investissements verts.

Le groupe souligne qu’il a déjà atteint la cible de 3 milliards d'euros qu’il s’était fixée en 2015 pour 2020 et qu’il quadruple cet objectif pour atteindre 12 milliards d’euros d’investissements verts, toujours d’ici 2020.

Enfin, les annonces ne se limitent pas au mouvement de divestment et touchent également la partie risques et assurance. Désormais, AXA n’assurera plus aucun projet de construction de centrale à charbon, ni aucune entreprise d’extraction de sables bitumineux et de pipelines associés.

 

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